11 mai 2026
Lire un taux de conversion sans trancher trop vite
En mai, un magasin de jardinage près de Dinan nous a montré un taux de conversion en hausse après une insertion locale. Le directeur voulait reconduire la même page le mois suivant. Les vendeurs, eux, parlaient d’un week-end de beau temps et d’une rupture chez le concurrent.
Nous avons d’abord demandé la fenêtre exacte : du jeudi au dimanche, ou la semaine entière. Le taux « en hausse » tenait surtout au samedi après-midi. Le lundi, le ticket moyen était même un peu plus bas qu’en avril.
Ensuite, nous avons croisé avec la presse régionale : un salon du végétal à Saint-Brieuc le même week-end, largement annoncé. Une partie des visites n’avait rien à voir avec l’insertion.
La note a proposé de reconduire l’insertion une seule fois, sur un week-end sans salon, et de noter les retours des vendeurs heure par heure. Pas de doubler le budget. Le comité a suivi. En juin, le taux est resté stable : l’insertion tenait, le salon expliquait le pic.
Quand vous lisez un taux, posez trois questions : quelle fenêtre, quel événement public, quel récit des vendeurs. Sans ces trois, le chiffre sert surtout à justifier une envie déjà là.